Comprendre et Agir

Accueil>Aide à la communication > Approches et outils de communication>

Faire face de manière précoce aux troubles du langage et de la communication. Comment ?

Faire face de manière précoce aux troubles du langage et de la communication. Comment ?

Nous sommes tombés sur les vidéos des conférences du GBPF, Groupement Belge des Pédiatres de langue Française que nous voulons partager avec vous. Ces conférences se déroulaient en 2006.
Des pédopsychiatres, neuropédiatres, généticiens, orthophonistes (logopèdes), psychopédagogues, et « médecins-parents » belges et français, s’expriment sur le diagnostic ainsi que la prise en charge et l’accompagnement précoce.

Ci-dessous, voici les notes que nous avons prises en écoutant la vidéo de l’intervention.
Celles-ci sont probablement empruntes d’interprétations. Désolé… mais il nous a semblé que réaliser ce travail de synthèse permettait à un plus grand nombre de personnes d’accéder à ces présentations très riches.

Auteur : F Poncin, orthophoniste (Logopède), Centre de référence des troubles du spectre de l’autisme, UCL, Belgique.

Pour l’accompagnement des personnes avec autisme, il existe de nombreuses stratégies
L’idée de base est de bien structurer l’intervention et de donner des repères à l’enfant.

Si les orthophonistes accompagnent les enfants qui ont des difficultés langagières, ils doivent aussi accompagner les enfants qui ne parlent pas !

Car en amont des troubles du langage, il y a les troubles de la communication.
On est obligé d’abord, avant d’accompagner au langage parlé, de travailler sur les troubles de la communication.

L’objectif premier de l’orthophoniste qui accompagne des personnes autistes doit donc être de développer des compétences en communication verbales ou non verbales fonctionnelles.

Pour cela, il est important de travailler sur les facteurs suivants : l’attention conjointe, le jeu, l’imitation, l’orientation du son, le tour de rôle, l’orientation du regard, l’attention non verbale, l’imitation, le tour de rôle, …. Surtout apprendre à échanger et à être de plus en plus spontané.

L’accompagnement le plus précoce possible est aussi important.

La communication, c’est essentiel, car privé de communication conduit souvent à des troubles du comportement.

Il est nécessaire aussi de favoriser la communication entre les parents et l’orthophoniste car cela permet aux parents d’être orientés et de mieux accompagner leur enfant et aussi de prolonger le travail réalisé par les professionnels. En effet, une prise en charge de 2 fois par semaine par une orthophoniste s’il n’y a pas de partenariat avec les parents, est insuffisante.

Deux exemples de méthodes qui sont complémentaires :

PECS

Communication par échange d’images : cette méthode enseigne un mode de communication fonctionnel…
Elle peut favoriser l’apprentissage du langage.
Elle peut, lorsque le langage parlé n’apparaît pas, devenir une alternative au langage.
Elle peut enfin, « augmenter » en lui donnant du sens, le langage parlé.

Il est très important de respecter les étapes d’apprentissage de cette méthode

Voir l’article détaillé sur cette méthode

HANEN

Au départ, cette méthode pragmatique a été développée pour aider les enfants en difficultés langagières.
Elle a ensuite été adaptée pour l’autisme en mettant davantage l’accent sur le visuel. .

Objectif : accompagner les parents dans le développement de la communication de leur enfant. Leur apprendre des conduites au quotidien pour se sentir davantage en communication avec leur enfant.

Ainsi, on va aider l’enfant :

  • à s’engager dans des interactions sociales positives,
  • à apprendre des manières plus conventionnelles de communiquer,
  • à communiquer pour diverses raisons,
  • à l’améliorer sa compréhension du langage

Comment ?

Accorder à l’enfant la possibilité de prendre l’initiative : cela passe par une observation de l’enfant, regarder vers quoi il va, ce qu’il aime et l’amener à initier des actions sur ces territoires de prédilection

Adapter un moment pour partager (tours de rôle, on guide l’enfant au départ et on soustrait cette aide progressivement,

Apprendre à imiter notamment par une guidance physique,

Ajouter du langage et des expériences : donner un nom à une chose et lui montrer qu’il en existe plein d’autres différentes qui portent le même nom.

Ces prises en charges sont longues et ardues, mais mènent à des progrès.
Il faut accorder du temps à ces démarches qui nécessitent un accompagnement individuel, fonctionnel, beaucoup d’observation et une collaboration avec les parents et les autres intervenants.

Partager cette page
Retour à "Approches et outils de communication"
Retour vers le haut
Retour haut

Nous vous suggérons

Retour haut

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *